La gestion chaotique de la ville de Kinshasa

Tout congolais a l’obligation de dénoncer tout ce qui ne va dans le fonctionnement de nos institutions afin que demain ces imperfections ne se reproduisent plus.
Chers compatriotes, la déliquescence de notre pays et l’immoralité dans la gestion de la chose publique ont plongé le Congo dans l’impasse. Le Congo est malade de ses propres fils et filles. La gestion du gouvernorat de la ville de Kinshasa interpelle la bonne conscience. Il ne s’agit pas de s’attaquer à la personne de Monsieur Kimbuta, ce dernier étant vu par des kinois comme convivial, gentil, sociable, généreux etc…, mais il y a lieu de se poser des questions quant à son mode de gestion de la ville de Kinshasa. Tout observateur averti constate que la gestion du gouvernorat de la ville de Kinshasa est devenue une illustration parfaite d’un mode de gestion de la communauté villageoise.
Plusieurs faits parlent d’eux-mêmes. Où se passent les recettes de la ville de Kinshasa? D’autant plus que les routes et autres réalisations qui rentraient dans les prérogatives du gouvernement provincial de la ville de Kinshasa sont réalisées par le gouvernement central. Ce dernier devait plutôt allouer cet argent à l’entretien des routes nationales qui sont d’intérêt stratégique. La DGRK, la direction générale des recettes de Kinshasa, un service créé par le gouvernement provincial ayant pour objectif la mobilisation des recettes en vue de la modernisation de la ville, est devenue le patrimoine d’un individu, en l’occurrence le gouverneur de la ville de Kinshasa. Tout l’argent est géré par le gouverneur en connivence avec son ministre des finances et du directeur général de la DGRK. Le gouverneur Kimbuta nomme et révoque des bourgmestres à son gré et selon son bon vouloir. Toutes recettes des marchés, des sociétés, de l’aéroport dont les taxes pour le vol international est passé de 50 dollars à 55 dollars (5 dollars en plus pour le gouverneur).Chaque soir, les agents de la DGRK viennent déposer de l’argent dans son bureau qu’il quitte tardivement après avoir distribué cet argent à ses amis kinois qui courent derrière lui. Voilà comment le trésor public est utilisé par la création des parasites autour du noyau. Les méfaits Kimbuta sont nombreux: il n’y a plus ni des pépinières ni d’espace vert à Kinshasa. Tout est vendu, en contre partie, il se fait construire des maisons. Balobaka boye” soki omoni ndoki belela ye”. C’est notre seule arme. L’alternative s’impose.

Communiqué: Le décès de Monsieur NYINDU KITENGE

COMMUNIQUE: C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès, à Bruxelles (Belgique), de Monsieur NYINDU KITENGE Jerôme, ancien ministre du gouvernement zaïrois (congolais) de la Transition de la CNS. Il était un des piliers de notre parti UNIC et un soutien indéfectible du président Georges ALULA. Associant tous les membres de l’UNIC à cette peine, nous présentons, à la famille de l’illustre disparu et àCOMMUNIQUE: C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès, à Bruxelles (Belgique), de Monsieur NYINDU KITENGE Jerôme, ancien ministre du gouvernement zaïrois (congolais) de la Transition de la CNS. Il était un des piliers de notre parti UNIC et un soutien indéfectible du président Georges ALULA. Associant tous les membres de l’UNIC à cette peine, nous présentons, à la famille de l’illustre disparu et à ses proches, nos condoléances les plus sincères et l’expression de notre profonde sympathie. Nous prions pour le repos de son âme. Le Secrétaire Général de l’UNIC, KAMANGA AMI-TAR ses proches, nos condoléances les plus sincères et l’expression de notre profonde sympathie. Nous prions pour le repos de son âme. Le Secrétaire Général de l’UNIC, KAMANGA AMI-TAR

La mal est trop profond au Congo

Le rôle d’un intellectuel est aussi d’éclairer l’opinion et d’anticiper par ses analyses.
Le Congo va très très mal et le mal très très profond. La gangrène du Congo trouve son refuge dans la mafia financière. Au Congo, on entre pauvre et on ressort sauvagement riche. Qu’on aime les américains ou pas, au moins pour leurs intérêts, ils anticipent les choses, et par ricochet nous en sommes aussi bénéficiaires.Quelque chose de très grave se passe au Congo, à tel point que les américains s’irritent et lèvent la voix. Le crime financier a atteint le paroxysme. Si vous voulez avoir des problèmes avec les américains alors il faut toucher au dollars. Et le dollars est touché par la mafia financière qui s’est installée au Congo. Les investissements au Congo se trouvent présentement entre les mains des islamistes radicaux” je n’ai rien contre l’islamisme”, et ces derniers créent des banques qui servent au blanchiment d’argent, et s’impliquent activement dans la vie nationale par stratégie des congolais interposés. Il suffit de compter le nombre d’écoles coraniques qui pilulent ainsi que la construction et le réhabilitation des mosquées à la hausse. Ils ne prêtent jamais de l’argent par exemple aux agriculteurs congolais. De la main mise économique se prépare de la main mise politique. De ce fait, naîtra une classe politique dirigeante islamique financièrement très forte par des congolais interposés au service des investisseurs mafieux islamiques pour le contrôle du Congo. Souvenons-nous du phénomène Boko Haram au Nigéria et maintenant au Cameroun pour comprendre la déstabilisation qui se profile à l’horizon. Boko Haram s’était installé au Nigéria avec 50 hommes, et aujourd’hui quid? Ce mouvement islamique radical a réussi à pénétrer tous les arcades du pouvoir au Nigéria et au Cameroun. La faiblesse de l’intellectuel, c’est toujours de dire que la comparaison n’est pas raison mais au finish les effets négligés nous rattrapent. Le Congo a besoin d’un leadership fort pour faire face aux grands défis du moment. Tous les acteurs tant nationaux qu’internationaux ont compris qu’il faut un changement dans ce grand pays à la dimension continentale regorgeant toutes les potentialités propices à son développement.

Drame social pendant le mandat social

Drame social au Congo pendant le mandat prétendument social du chef de l’Etat.
Après la société B.A.T délocalisée vers Kenya, l’Orgaman vient de fermer ses portes avec un drame social sans précédent de 2.000 pertes d’emploi. 2.000 chômeurs dans un mandat social, et cela n’intéresse même pas Kabila. Le gouvernement ne s’implique pas. Les raisons sont ailleurs:
– La concurrence déloyale, les libanais et indiens ne paient pas les taxes dues à l’Etat mais ils donnent de l’argent aux autorités congolaises et vendent à bas prix.
– L’environnement économique gangrené par la maffia, aucun contact officiel avec l’Orgaman car les autorités et la famille présidentielle s’en mêlent.
Triste réalité. Jusques à quand abusera-t-il de notre patience? Quousque tandem abutere Kabila patientia nostra? dixit le latin. Encore un mandat avec lui, le Congo disparaîtra de la carte géographique du monde.
 

Discours sans engagement pour l’avenir

Je viens de suivre à l’instant même l’adresse de kabila à la nation et je ne peux rester indifférent face à cette façon de conduire le grand destin de tout un peuple. Quelle légèreté? 
30 juin 2014, 54 ans déjà. Discours creux, timoré, somnolant, non motivant et sans engagement pour l’avenir. Que du “déjà entendu” comme en 2006 et en 2011 lors de ses deux investitures, la forme de l’allocution a changé mais le contenu reste le même: la reforme de l’administration publique et le redressement de l’appareil judiciaire, et il ne manque plus que sa phrase habituelle” l’armée est en construction” pour embellir le décors. Kabila reste sourd aux attentes du peuple congolais mais cherche son appui face à ce qu’il pense subtilement sans prononcer le mot ” de l’ingérence extérieure”. Il ose brosser avec audace un tableau combien positif et éloquent de la république et lance un appel au retour de la diaspora. Tout est paradoxal:
-Il dit avoir mis fin à la rébellion de M23, et en même temps il intègre les rebelles vaincus dans l’armée nationale.
-Il parle de processus en cours de désarmement de FDLR, et en même temps au lieu de renvoyer ces anciens miliciens dans leur pays d’origine, il décide de les installer à l’Equateur donc de déplacer le problème.
-Il lance un appel à la diaspora de renter au pays, et en même temps il convoque les diplomates pour traquer les mêmes congolais de l’étranger.
-Il soutient le calendrier partiel de la CENi contrairement à la volonté du peuple mais en même temps il demande au peuple congolais de ne pas céder au chantage et d’appuyer cette institution pilotée par Malumalu.
-Il se prononce pour le respect des résolutions de la concertation mais entre-temps il ne les applique pas, et le gouvernement reste démissionnaire depuis 10 mois en attente d’un gouvernement d’union nationale. 
-Il qualifie la dépréciation et l’inflation à trois chiffres du vieux souvenir mais l’on remarque que rien n’a changé dans le quotidien de la population et il y a toujours une hausse généralisée de prix.
Le vrai tableau de notre pays parle de lui-même:
L’accélération de l’exode rural, le non accès aux soins de santé, à l’alimentation, à l’eau potable, à l’éducation, le délestage de l’électricité, la modernité pour quelques routes de kinshasa, la justice corrompue, l’administration inexistante, l’armée sans unité de commandement, des tissus économiques détruits, la zone rurale abandonnée etc….Il ne faut pas se leurrer, Kabila est entrain d’endormir le peuple congolais. Le Congo étant devenu son bien personnel, les congolais ses sujets et les institutions de la république ses instruments. Il n’y a pas d’autre issue que de mener une insurrection.

Le joueur devenant l’arbitre en plein match

La politique est un art qui requiert de l’élégance et de fair play. Le match de football se joue en 90 minutes, et le jeu est bien officié par un arbitre. Ce dernier joue un rôle neutre et impartial afin d’appliquer à la lettre les règles du jeu pour que le match se déroule normalement et conformément aux règles établies. C’est l’arbitre qui siffle la fin du match, et quelle que soit l’issue du match, les gagnants saluent les perdants. C’est donc le signe de respect et surtout l’esprit de sportivité qui animent les joueurs. En politique, c’est la même chose. La constitution qui est neutre, est notre arbitre à nous tous. Elle détermine le rôle de chaque institution et limite aussi la durée de mandat de chaque pouvoir donc il siffle la fin du mandat. Elle veille à ce que tout se déroule conformément aux prescrits et au respect des règles du jeu. Bien qu’acculé, un joueur ne peut aucunement s’improviser arbitre en plein match, et par conséquent  de favoriser son équipe. Malheureusement, c’est le cas au Congo. Constatant que la fin de son mandat approche, se sentant coincé, et enfin l’étau se resserrant  autour de lui, kabila s’improvise arbitre. Il ouvre la constitution et y rentre timidement en ayant un seul objectif:” modifier l’article 220″. Il quitte le rôle de joueur en devenant ainsi l’arbitre. Le jeu est donc biaisé. C’est donc le moment pour l’opposition de mobiliser la population afin de mettre fin à cette hémorragie de distraction dont Kabila excelle: concertations, gouvernement d’union nationale et bientôt un comité composé des juristes de renom pour modifier la constitution…Où va-t-il s’arrêter? Il est le devoir de tout congolais de contrer tout élément susceptible de contribuer à la prolongation du pouvoir kabiliste. Il faut absolument ériger le système de containment pour stopper l’élan dictatorial et la pérennisation du pouvoir de kabila.

Diversion honteuse.

La guerre éclate à l’est du Congo, une stratégie de diversion honteuse.

Le président Kabila a opté pour un chaos généralisé et un suicide collectif.

Le décor est donc planté pour son maintien au pouvoir:

  • passage en force à la révision constitutionnelle sans aucun débat et ni transparence, mise à part un communiqué laconique de son porte parole Mr Mende. Fort de sa majorité à l’Assemblée nationale, Kabila a les moyens de le faire avec aisance.
  • militarisation accrue de la garde présidentielle depuis un an.
  • arrivée des contingents militaires étrangers depuis samedi passé, installés à Kingakati et au camp kokolo.
  • création des foyers des tensions afin de provoquer une insécurité généralisée.

De tout ce qui précède, il ne s’agit pas d’un simple scénario anodin mais il est plutôt question d’une stratégie bien réfléchie depuis longtemps avant-kingakati, à Kingakati, à Mbandaka, avec l’interpellation des ambassadeurs et avec l’arrivée des mercenaires à Kinshasa.

Un vibrant appel est donc lancé à la conscience internationale pour prendre la mesure de la gravité de la situation au Congo prélude d’un chaos généralisé et d’un drame à grande échelle afin que demain,  l’on ne dise pas que l’on ne savait pas. Il y a lieu de dire aux congolais et à la communauté internationale qu’un génocide planifié est en marche.

Le ver étant dans le fruit, la guerre qui vient de se déclencher à l’est du Congo n’est qu’une distraction honteuse car d’un côté, il y a un contingent militaire rwandais qui est arrivé à kinshasa, et de l’autre côté, on assiste à des échanges de tirs qui opposeraient les armées rwandaises et congolaises à la frontière entre les deux pays. Le Rwanda se dit attaquer par l’armée congolaise.  Chers compatriotes, soyons sérieux,  l’évidence est là, le Congo n’a pas d’armée. Toutes les cellules opérationnelles de l’armée sont dirigées et contrôlées par des militaires issus des factions armées RCD/Goma, CNDP de Kunda et dernièrement par ceux de M23.

Toutes ces stratégies montées de toutes pièces sont le fruit d’un scénario qui porte bien le nom de: “le maintien de Kabila au pouvoir”. Des faits démontrent aisément et d’une manière illustrative combien Kabila n’envisage pas de partir. Monsieur Mende l’a dit et confirmé que le Congo n’a pas besoin de 30 millions de la communauté internationale pour organiser les élections. Il a donc fait allusion aux 30 millions promis par les Etats-unis.

Fort de sa fortune évaluée à plus de 15 milliards de dollars, Kabila et sa majorité veulent financer eux-mêmes les élections comme ils avaient fait lors des élections de 2011 avec de l’argent qu’ils avaient pillé et caché sans pour autant que cela ne soit budgétisé. Kabila est devenu très riche avec l’argent des congolais et se croit fort pour narguer le congolais et la communauté internationale. Yes, we can.

L’homme est devenu le sujet de droit international.

A ceux qui ne comprennent pas encore qu’à l’instar des Etats, ONG et autres sujets du droit international, l’Homme est devenu un acteur non négligeable du droit public international. Le nouveau parlement ukrainien a appelé la cour pénale internationale de la Haye à poursuivre le président déchu Viktor Ianoukovitch après le bain de sang à Kiev qui a fait 82 morts. A titre de rappel, les droits de l‘Homme sont consacrés comme le principe de droit international. Ce dernier a, en effet, la primauté sur l’ordre public interne. Par conséquent, un président qui tue, qui massacre, qui opprime au plus haut degré, sa propre population, doit être traduit en justice pour crimes contre l’humanité.
Faire valoir la notion de la souveraineté de l’Etat après avoir organisé et commis des crimes contre sa propre population, est inacceptable au regard de droit international. Ceux qui osent encore évoquer cette notion d’une manière étriquée et restrictive doivent revoir leur conception par rapport à l’évolution de l’espace des relations internationales. Corollairement, il est indéfendable qu’un président planifie et ordonne le massacre de ses gouvernés, qui de surcroît, sont la source même de sa légitimité. Un gouvernant de cet ordre là perd par évidence toute sa légitimité. Le droit à l’intervention pour des raisons humanitaires s’avère le prolongement de ce principe des droits de l’Homme.
 

La médiocratie.

” Chance eloko pamba”, c’est la philosophie qui est socialisée et quasi institutionnalisée comme mode de fonctionnement dans notre pays. C’est la légèreté par excellence tant du côté des gouvernants de gérer la chose publique que celui des gouvernés de prendre la vie de la cité comme telle. Avec une telle mentalité, la médiocratie a élu domicile à tous les niveaux, et la méritocratie n’est pas prise en considération. En bref, tout ce qui est considéré comme excellence, est devenu anormal et non vertueux. Okomi “YUMA”.

Le dictateur, source de la paupérisation du peuple.

Discutons sans passion: Au Congo, l’anormal devient normal. Je conçois très mal que dans un pays où l’administration n’existe pas, où tout dossier passe par le Ministre moyennant …, on se permet de fonctionner avec un gouvernement qui gère les affaires courantes depuis presque 8 mois. Je sais que le pays s’est arrêté depuis longtemps mais avoir la volonté de l’asphyxier davantage et de le détruire avec autant de méchanceté s’avère diabolique. Tout s’est arrêté sauf à la présidence de la République. Un des moyens pour un dictateur de demeurer au pouvoir consiste à appauvrir sa population afin que cette dernière ne s’occupe pas de son pouvoir car préoccupée par la recherche de la satisfaction des besoins de première nécessité. Le dictateur reste donc le seul bienfaiteur faute d’une meilleure redistribution sociale.