Le Congo débout?

Qui a dit que le Congo était débout? Décidément, Kabila n’arrête pas d’insulter le peuple congolais. Il a eu l’audace de dire à la face du monde que le Congo est maintenant débout. Ce Monsieur ne comprend pas les exigences de ses responsabilités. Dans un pays où le PIB/habitant est de l’ordre de moins de 100 dollars, et qu’il n’y aucune perspective d’industrialisation, on lui met en bouche une telle récitation. Je suis abasourdi mais cela renforce encore plus et davantage la détermination des congolais.

Quid de l’offense au peuple congolais?

Offense au chef de l’Etat à la mode!!! Quid de l’offense au peuple congolais? Au Congo, le pays dit démocratique, le champs d’application de la liberté d’expression est strictement limité par le mécanisme judiciaire de l’offense au chef de l’Etat.
L’on ne parle pas assez de l’offense au peuple congolais. Une énième offense au peuple congolais vient de s’ajouter sur la liste non exhaustive mais les auteurs de ce forfait ne sont pas inquiétés. Boshab et Kin-Kiey Mulumba doivent être radiés du corps professoral pour avoir trahi la rigueur scientifique, mais aussi, et surtout, pour avoir offensé le peuple congolais en traitant les 70 millions de congolais de nul et d’incapable de se prendre en charge CAR SEUL KABILA a les capacités tant psychiques qu’intellectuelles suffisantes pour diriger le Congo. C’est une injure de premier degré que subit le congolais dans son ensemble.
Le peuple congolais, qui se bat pour sa liberté, ne laissera pas ce pouvoir conservateur kabiliste de continuer à bafouer sa dignité. Le peuple congolais se mettra sur la route de tous ceux qui vont à l’encontre de sa volonté et de porter atteinte à sa dignité.

Le Congo vendu en pièces détachées

Notre pays le Congo est vendu en pièces détachées:
le gaz du lac kivu exploité par le Rwanda, le pétrole du lac Albert exploité par l’Ouganda, le pétrole du plateau littoral exploité l’Angola, les carrières de la Gécamines saucissonnées et exploitées par la Chine et autres, la forêt vendue aux Emirats, la Miba exploitée sauvagement par des mystérieuses sociétés étrangères, l’eau bientôt exploitée par la communauté internationale, les carrières des mines du Kivu notamment le coltan, l’or et autres minerais exploitées par le Rwanda via les groupes armés ….. l’armée infiltrée….le service des renseignements infiltré….le barrage d’Inga déjà vendu aux sud-africains et autres à cause de la mégestion de la SNEL…..le port de Matadi vendu récemment….la commune de la Gombe vendue psychologiquement aux indo-pakistanais avec des constructions des immeubles qui pilulent….la liste est longue. Qu’est-ce qui nous reste à nous congolais? Rien sauf bien sûr la distraction de deux camps qui s’affrontent présentement politiquement en somnolant avec le thème “pour ou contre la modification de la constitution”. Nous allons nous réveiller demain sans rien. Nous serons soit des apatrides soit des esclaves dans notre propre pays. Si pacifiquement on ne décante pas la situation alors agissons autrement.

Concertation nationale

Kabila, on l’appelle maintenant le boulanger de Kingakati car il a roulé tout le monde à la farine sauf la diaspora. Il faut faire la psychanalyse de cet acteur important de notre pays pour comprendre ses réactions. Les résolutions de la concertation? Il n’a rien à foutre car il a lu cette liturgie et sait présentement ce qu’on pense de lui et de son régime. C’était cet aspect qui l’intéressait, et pour le reste, il n’a rien à faire. Il continue son chemin. Un lion ne se transformera jamais en souris. Il sait ce qu’il fait. Il était venu avec l’uniforme militaire de l’armée rwandaise, un symbole très lourd, et c’est au peuple congolais maintenant de comprendre la suite du scénario.

Tentative de confisquer le pouvoir

Messieurs Boshab, Mende et consorts, vous qui poussez Kabila à modifier la constitution par des arguments et astuces imaginaires, vous qui êtes les moteurs de cette propension maximum à rendre notre armature étatique personnelle et personnalisée, vous qui videz les prescrits fondamentaux de sa force impersonnelle, vous qui justifiez pour la troisième fois votre incohérence et votre clochardisation intellectuelle par l’inconsistance et la constipation des idées, sachez qu’il s’agit là d’une condamnation qui vous collera sur la peau durant toute votre vie sur terre et qui touchera aussi à votre progéniture comme c’est le cas d’Hitler et ses collaborateurs. Pour la troisième fois la constitution sera modifiée pour faire plaisir à Kabila, cher professeur Boshab et consorts, cet exercice malsain que vous cherchez à forcer sa réalisation s’avère difficile à justifier aux yeux des hommes et femmes profondément démocrates:
– La première fois, c’était passé lors des élections de 2006 en rabattant l’âge d’être candidat à la magistrature suprême. Il fallait s’accommoder à l’âge de Kabila.
– La deuxième fois, c’était pendant les élections présidentielles de 2011 en passant de mode de scrutin de deux tours à un seul tour, une modification en un temps record presque à la vitesse d’un TGV.
– La troisième fois est en voie pour accorder à Kabila un troisième mandat au mépris de l’article verrouillé 220 de la constitution.
– Pourquoi pas un quatrième mandat pour terminer les 5 chantiers?
-Et enfin un mandat à vie pour asseoir définitivement le kabilisme.
C’est combien hautement triste et déplorable Monsieur le professeur Evarist Boshab et consorts de mettre votre science au service du mal. Quand j’insiste ce dernier temps dans mes publications sur les qualités des animateurs des structures, c’est avec raison car il y a des gens dont l’attitude et le comportement face à l’exercice du pouvoir qui ne corroborent nullement au modèle de gestion classique de la collectivité. Quelle leçon de démocratie léguez-vous à votre progéniture? Tôt ou tard vous répondrez de vos actes devant l’histoire.
 

L’abandon du milieu rural

Il faut arrêter de parler de l’envol de développement au Congo avec des réalisations trompe l’oeil à Kinshasa dès lors que le milieu rural est abandonné. Pauvre paysan sans revenu retranché dans l’agriculture de subsistance. Il faut penser autrement. Il y a des remèdes pour susciter un développement équilibré. Le pouvoir en place tourne en rond sans projet de la ré-dynamisation du milieu rural. Les 5 chantiers se limitent à quelques réhabilitation des routes à Kinshasa. Quid des routes de desserte agricole? Quid de secteur agro-industriel qui absorbe le chômage dans le milieu rural et procure des revenus pour les paysans? 14 ans de joséphiste ont montré ses limites. 

Non à la révision constitutionnelle

Chers compatriotes, le débat sur la révision constitutionnelle n’a pas de raison d’être. Cela doit être entendu par tous car tout est clair dans l’esprit de tout le monde sauf pour certains qui veulent mettre en péril la paix mitigée qui règne dans notre pays. D’un côté, continuer de faire un débat sur la révision constitutionnelle est une parfaite distraction. De l’autre côté, vouloir mordicus opérer cette révision s’avère une situation de casus belli, né de la confiscation du pouvoir par un groupe de personnes ayant une attitude tendant vers un régime monolithique. De ce fait, tout congolais est appelé à prendre ses responsabilités pour défendre le pluralisme politique. L’article 64 de la constitution l’autorise. Présentement, le vrai débat doit tourner autour de l’échec patent du pouvoir en place. Un gouvernement dont le programme se résume en 5 chantiers dont sa matérialisation se limite à 5 réhabilitations: les réhabilitations du boulevard du 30 juin, de poids lourds, du boulevard Lumumba, du boulevard de la libération et de l’hôpital du cinquantenaire (l’accès limité à la grande bourse). Parlons en!!! 

Kabila ne connaît pas le Congo

Kabila a échoué parce qu’il ne connaît pas le Congo. En plus, il a nommé comme premier ministre quelqu’un qui n’est pas un vrai chef d’orchestre. Matata Mponyo joue le rôle de comptable de Kabila. Il tient la caisse de la banque centrale et des régies financières pour le compte de son chef. Il sait combien l’argent rentre à la caisse de l’Etat et combien il donne à son chef mais il est incapable de dire combien il faut répartir pour l’intérêt général. La preuve en est qu’il n’y a aucune activité commerciale dans des territoires les plus reculés de la république, et le premier ministre ne s’en préoccupe même pas. Il adore inaugurer des réalisations trompe l’oeil dans la ville de Kinshasa où il vole parfois la vedette à Kimbuta.

Pression au maximum

Il faut maintenir la pression. Kabila est arrivé au Congo comme un conquérant. Il ne partira pas aisément. Son silence, c’est la caractéristique même d’un tyran, d’un homme dangereux et sans coeur. Il suffit de visiter la prison de Makala pour comprendre quelque chose. Avez-vous vu l’état de santé Kutino et Diomi Ndongala? Il faut absolument le pousser sans concession et avec intransigeance à la porte de sortie.

Encore une distraction du pouvoir en place

Encore une manoeuvre dilatoire du pouvoir pour distraire le peuple. Le pouvoir aux abois appelle l’opposition à un dialogue franc pour construire le pays ensemble.
A chaque fois que les enjeux tant nationaux qu’internationaux leur sont défavorables, le pouvoir kabiliste se sentant en difficulté, se rappelle qu’il faut rassembler, mais une fois la tempête passée, il perdure dans son schéma totalitaire.
Je sais que le fil conducteur en politique, c’est le dialogue permanent. Toute ouverture allant dans le sens de rassemblement de toutes les énergies mérite une attention particulière et doit être saluée. En ce qui concerne l’appel actuel, j’estime qu’il est incommode en politique d’utiliser certaines stratégies pour vernir une certaine ligne politique truffée des tromperies car il y a eu des opportunités pouvant amener le pouvoir et l’opposition à opérer un dialogue franc et sincère notamment par les accords d’Addis-Abeba qui recommandaient un dialogue inclusif entre les congolais, mais cela n’a pas été suivi  par le pouvoir en place . Il y a dix mois, le même pouvoir avait organisé un forum appelé la concertation nationale” une sorte de conférence nationale en light” qui avait arrêté 600 résolutions mais malheureusement ces dernières restent sans effet. Chers compatriotes, aucune résolution n’a été appliquée sauf certains arrangements favorables à l’intégration des éléments de M23 dans l’environnement politico-militaire au Congo. Je me pose la question suivante: A quoi joue le pouvoir?
C’est très étonnant que présentement le pouvoir manifeste la volonté subite de construire le pays avec l’opposition. Mais cette assertion ne devait pas se dire dans un cadre de fonctionnement normal des institutions d’autant plus que l’opposition interne participe déjà à la construction de l’édifice national par son intégration dans le méandre de fonctionnement des institutions de la république, à moins que je comprenne mal la portée de cette déclaration. Si construire le pays signifie participer au gouvernement alors c’est donner les béquilles à ce régime agonisant. Je pense sincèrement que l’opposition ne tombera pas dans ce piège. Deux ans nous séparent des élections, il faut laisser kabila et son entourage finir les 5 chantiers ( électrification du milieu rural, l’accès aux soins de santé pour tous, l’autosuffisance alimentaire….). L’opposition a l’obligation morale de s’abstenir de participer à la messe qui s’annonce pour le partage de pouvoir et de surcroît du gâteau. Participer à ce festin de saucissonner les deniers publics signifierait aussi contribuer à prolonger la durée de vie de ce pouvoir. Il n’en est pas question car le peuple n’en veut pas.