Category: Politique

EVENEMENT DU 15 JUIN 2018 – UNIC PARLEMENT EUROPEEN

Invitation – EVENEMENT DU 15 JUIN 2018 – PARLEMENT EUROPEEN

RD CONGO : RENCONTRE DES NOUVEAUX LEADERS

L’IMPORTANCE DE LA DIASPORA CONGOLAISE POUR LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO (RDC)

Nouveau leadership efficace et crédible

 

Événement

Lieu Rue Wiertz 60- B 1047 Bruxelles, Belgique
Date 15 juin 2018
Heure 10:00 am – 12:00 pm
Entrée Gratuite sur réservation (obligatoire)
Date limite d’inscription Vendredi 8 juin 2018 (sécurité oblige)

 

 

La crise politique et le marasme économique dans lesquels est plongée la République Démocratique (RDC), ne laisse entrevoir que très peu d’espoir sur le dénouement de celle-ci malgré la promesse des élections de décembre 2018. Le statut de la Diaspora la plus active au monde est reconnue comme étant celle de la RDC. C’est une population estimée à plus de 2-7 millions éparpillée sur les 5 continents. Sa contribution à l’économie du pays [la moitié du PIB] a avoisiné les $9 milliards (US) en 2011 [Source : www.un.org/africarenewal].

Après 2-3 décennies de vécu en démocratie dans les pays occidentaux, cette Diaspora possède en son sein, une génération d’adultes expérimentés – joignant la culture africaine à celle des pays hôtes – ainsi qu’un creuset de toute une génération des jeunes totalement formés – culturellement, scientifiquement et sociologiquement au monde moderne où ils vivent.

La Diaspora congolaise n’a non seulement offert une résistance farouche à la dictature et aux oppressions y affèrent, mais elle a été capable de contribuer aux économies des pays hôtes par leur travail. La jeunesse congolaise de la Diaspora est viscéralement rattachée à leur pays d’origine. Elle est multiculturelle et constitue une jonction entre leur pays de naissance et la RDC.

Le retour au pays a toujours constitué un moment inoubliable de leur vie. Tous, ils déplorent la situation chaotique de la RDC. Ils se sont activés dans les associations et autres organisations non gouvernementales. Ils ont démontré la nouvelle vision et l’espoir que regorge l’avenir du Congo.

Si vous êtes un des leaders de la Diaspora Congolaise, prêt à vous faire connaitre, répondez à l’appel de l’UNITE. Inscrivez-vous (Date limite le vendredi 8 juin 2018)

LE MOUVEMENT DE L’UNITE CONGOLAISE

 

Contacts : Nicole: (+32) 0465.819.269 – Coco: (+32) 0465.719.979 Pierrot: (+32) 0466.162.947

L’ONU NE DOIT PAS CONTINUER A TRAHIR LA RDC

UNIC – TOUTE RESOLUTION INCLUANT JOSEPH KABILA DEMONTRERA LA COMPLICITE DE L’ONU DANS LE GENOCIDE DE 12 MILLIONS DES CONGOLAIS

 LETTRE AUX CHEFS D’ÉTATS ASSISTANT A LA SESSION ANNUELLE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES EN 2017

AU NOM DU PEUPLE CONGOLAIS

Washington, 17 septembre 2017 : L’ONU doit arrêter de trahir la nation qui a motivé l’existence de « l’Organisation des Nations Unies » en offrant le noyau de la bombe nucléaire qui a arrêté la deuxième guerre mondiale.
Pour mener à l’extermination du peuple congolais, depuis 21 ans – près de 12 millions des morts – Après avoir observé l’invasion de la RDC par ses voisins du Rwanda et de l’Ouganda, un semblant de guerre régionale opposant théâtralement six pays – le pillage systématique des ressources du pays, à l’Est au Sud du pays (Zimbabwe, Angola, Afrique du Sud) ont dépassé tout entendement. Les infrastructures sont démolies, l’état anéanti, l’armée, les services de sécurité, infiltré puis décapités, plus de 20,000 pilleurs envoyés pour maintenir le statuquo.
Une résolution de l’ONU a imposé à la RDC est un embargo sur les achats d’armes. Cela a permis d’organiser son pillage en toute sérénité.
L’armée infiltrée. Le service d’intelligence inexistant. Les finances de l’état totalement saigné à blanc, par le pillage, le vol et la corruption généralisée.

L’ONU trahit la RDC

Depuis notre accession à l’indépendance en 1960, L’ONU n’a pas réussi à pacifier la RDC. L’ONU a souvent produit des résolutions qui ne correspondent pas aux attentes du peuple congolais.
La nation congolaise n’existe plus.
Les étrangers viennent défendre les intérêts de leurs nations (contre) ce pays. Ils sont écoutés. Considérés. Parce que le monde accepte la diversité et toute opposition à la notion de revendication de l’appartenance nationale est taxée de xénophobie.
Peut-on parler de xénophobie dans un pays, ou 425 tribus, forment une nation – dont seule l’unité nationale acquise sous les 32 ans de dictature du Maréchal Mobutu, a permis la non-dislocation ?
Il n’y a pas de résolution à prendre, pour un pays où vous avez échoué sur tous les plans. Toutes les résolutions prises ont servi les forces d’occupation à maintenir 80 millions d’hommes et des femmes dans une misère incommensurable.
Il n’y a pas de résolution à prendre, le peuple congolais veut un changement de régime. Le peuple congolais veut appliquer l’article 64 de sa constitution.
Il n’y a pas de résolution à prendre lorsqu’un stade rempli de plus de 80,0000 personnes, demande à Dieu la mort de celui qui les préside, de force, et contre leur volonté- à la destinée de cette grande nation qu’il ne représente plus.
Il n’y a pas de résolution à prendre lorsque tous les dialogues préconisés à ce régime sanguinaire ont conduit aux assassinats, abus des droits humains de toute sorte. La résolution à prendre c’est la libération de tous les criminels condamnes a morts dans tous les pays membres du Conseil de sécurité de l’Onu, car aucun criminel présent dans les couloirs de la mort, en France, aux Etats-Unis, en Angleterre, en Allemagne, en Chine ou dans la Fédération Russe n’a tué autant que Joseph Kabila.
Il n’y a pas d’autre résolution à prendre que d’arrêter cet homme dont le mandat est terminé et dont la présence à New York, dans cette assemblée, n’a aucune légitimité. Quatre-vingt (80) fausses communes au Kasaï, 525 corps dans le charnier de Maluku en plus de 140 victimes reconnues officiellement par le régime de Kabila a Kinshasa, deux agents de l’ONU assassinés en toute impunité.
Cette session de l’assemblée générale des nations unies devrait être placée sous le signe de l’impunité et du non-respect des constitutions.
Aucune nation ne se fait représenté par un ex-président. Sauf la RDC.
Nous voulons rassurer le monde que la peur du lendemain, ne se justifie pas. Après Joseph Kabila, nous sommes prêts à relever le défi de la reconstruction de ce pays. C’est la première fois qu’une génération des congolais qui aspirent à diriger leurs pays, ont passés plus de deux décennies de leurs vies dans les pays développés, imprégnés de la culture du respect des libertés individuelles, l’esprit du développement économique, social et culturelle, profondément ancré est une gage d’un avenir meilleur pour le monde entier.
La RDC contribue énormément à la croissance de l’économie mondiale. Cultiver la haine dans les cœurs des congolaises et des congolais ne servirait pas la paix dans le monde. Une nouvelle génération se prépare à adopter les méthodes de terrorisme qui se répandent partout les injustices deviennent intolérables, inacceptables.
L’application de l’article 64 de la constitution congolaise préconise le soulèvement populaire comme le seul dialogue qui reste avec ce dictateur Joseph Kabila.

Joseph Kabila est convaincu d’être invincible comme Goliath.

Votre ingérence humanitaire est souhaitée dans le rétablissement de l’ordre constitutionnel en République Démocratique du Congo.
Dr Georges Makita Alula, President
Le Mouvement de l’unité Congolaise – UNIC

La mal est trop profond au Congo

Le rôle d’un intellectuel est aussi d’éclairer l’opinion et d’anticiper par ses analyses.
Le Congo va très très mal et le mal très très profond. La gangrène du Congo trouve son refuge dans la mafia financière. Au Congo, on entre pauvre et on ressort sauvagement riche. Qu’on aime les américains ou pas, au moins pour leurs intérêts, ils anticipent les choses, et par ricochet nous en sommes aussi bénéficiaires.Quelque chose de très grave se passe au Congo, à tel point que les américains s’irritent et lèvent la voix. Le crime financier a atteint le paroxysme. Si vous voulez avoir des problèmes avec les américains alors il faut toucher au dollars. Et le dollars est touché par la mafia financière qui s’est installée au Congo. Les investissements au Congo se trouvent présentement entre les mains des islamistes radicaux” je n’ai rien contre l’islamisme”, et ces derniers créent des banques qui servent au blanchiment d’argent, et s’impliquent activement dans la vie nationale par stratégie des congolais interposés. Il suffit de compter le nombre d’écoles coraniques qui pilulent ainsi que la construction et le réhabilitation des mosquées à la hausse. Ils ne prêtent jamais de l’argent par exemple aux agriculteurs congolais. De la main mise économique se prépare de la main mise politique. De ce fait, naîtra une classe politique dirigeante islamique financièrement très forte par des congolais interposés au service des investisseurs mafieux islamiques pour le contrôle du Congo. Souvenons-nous du phénomène Boko Haram au Nigéria et maintenant au Cameroun pour comprendre la déstabilisation qui se profile à l’horizon. Boko Haram s’était installé au Nigéria avec 50 hommes, et aujourd’hui quid? Ce mouvement islamique radical a réussi à pénétrer tous les arcades du pouvoir au Nigéria et au Cameroun. La faiblesse de l’intellectuel, c’est toujours de dire que la comparaison n’est pas raison mais au finish les effets négligés nous rattrapent. Le Congo a besoin d’un leadership fort pour faire face aux grands défis du moment. Tous les acteurs tant nationaux qu’internationaux ont compris qu’il faut un changement dans ce grand pays à la dimension continentale regorgeant toutes les potentialités propices à son développement.

RDC: près de 3 millions des déplacés ont besoin d’aide humanitaire, selon MSF

Environ trois millions de déplacés ont besoin d’aide humanitaire à travers toute la RDC. C’est ce que révèle le rapport annuel de Médecins sans frontière (MSF), intitulé «l’urgence au quotidien: souffrance silencieuse en RDC», publié lundi 3 mars à Kinshasa. Dans ce document, cette organisation demande au gouvernement congolais et aux bailleurs des fonds de prendre en charge de manière adéquate les besoins médicaux humanitaires des personnes qui ont été contraintes de quitter leurs maisons pour fuir la guerre.

Les conflits armés persistants dans l’Est de la République, depuis près de 20 ans, ont causé des crises humanitaires et des épidémies répétées.

Actuellement, une infime partie de personnes frappées par cette crise accèdent aux soins de santé, indique ce rapport.

Selon ce rapport, le Katanga, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la Province Orientale sont des zones à haut risque avec un grand nombre de déplacés hors de portée de l’assistance humanitaire, luttant pour trouver de la nourriture et à boire.

Gratuité effective des soins de santé

MSF estime que plusieurs centaines de décès auraient pu être évitées dans le pays. Et de nombreux pouvaient accéder aux soins. Mais certains facteurs aggravent la situation. Il s’agit notamment, selon lorganisation, du coût des soins de santé et des frais imposés par les structures sanitaires officielles alors qu’« en théorie, le système de santé national garantit la gratuité des soins en situation d’urgence ».

Les gens sont contraints de payer, même s’ils vivent dans une zone de guerre, écrit MSF dans ce rapport.

L’ONG dénonce le fait que l’aide aux personnes déplacées ne soit accessible qu’à une petite partie de la population ayant réussi à rejoindre les camps situés près des centres urbains. Et même dans ces camps, la distribution de la nourriture et des produits essentiels est irrégulière et généralement insuffisante pour répondre aux besoins réels de ces populations, ajoute MSF.

L’organisation accuse les organisations humanitaires d’opérer dans un système rigide, ne permettant pas une réponse rapide et adéquate aux besoins les plus importants.

La Classe politique aveuglée

Face aux multiples enjeux de la RDC

La longue attente d’un gouvernement de cohésion nationale a créé un coup d’arrêt dans le débat autour de vrais enjeux de la République démocratique du Congo. A cela s’ajoute, le débat presqu’à l’emporte-pièce sur la feuille de route électorale. Ainsi, là où l’on devait s’attendre à un débat de fond, la classe politique se perd en conjectures, étale ses insuffisances à baliser la voie pour un bel avenir du pays. Comme frappée d’aveuglement.

La République démocratique du Congo est à la croisée des chemins. Placée au cœur de l’Afrique, elle est au centre de multiples enjeux à la fois nationaux, régionaux et internationaux. Avec la déroute en novembre des ex-rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), l’on pensait que la RDC était sortie des sentiers battus, bien disposée à aborder avec sérénité son avenir. Que nenni !

Convoquées en 2013, de grands espoirs ont été placés sur les concertations nationales, censées baliser la voie pour un nouvel élan. Malheureusement, ce grand forum national s’est révélé comme une coquille, plombée dans la difficulté, six mois après sa clôture, de mettre en place un gouvernement de cohésion nationale. Depuis, c’est l’incertitude la plus totale, et ce, malgré l’optimisme que continue à afficher Léon Kengo wa Dondo, l’un des membres du présidium du Comité de suivi des recommandations issues de ces assises.

Le gouvernement de cohésion nationale se faisant attendre, toute la classe politique se trouve désemparée, tourne en rond et cherche désespérément un éventuel ancrage. Il ne serait pas exagéré de dire qu’en ce moment précis, les politiciens congolais, toutes tendances confondues, frôlent l’atonie. Tous les regards sont tournés vers la feuille de route électorale de la Commission électorale nationale indépendante, avec en corollaire une possible révision constitutionnelle pour se rapprocher du schéma électoral de la CENI.

Ces deux questions préoccupent l’ensemble de la classe politique congolaise, aussi bien dans la Majorité que dans l’Opposition, même si dans certains milieux l’on continue à considérer ces deux sujets comme périphériques.

LES ENJEUX DE SURVIE D’UN PAYS

Au moment où les politiciens s’inquiètent pour leur survie politique, la plupart des Congolais broient du noir. Dans leur kaléidoscope se profile un avenir sombre pour leur pays. Cela au regard des enjeux à la fois régionaux et internationaux qui étreignent la RDC.

Leur première préoccupation concerne le climat d’insécurité permanente dans l’Est où, malgré tous les efforts pour leur neutralisation, les FDLR, les ADF-Nalu et divers autres groupes armés ont conservé leur capacité de nuisance. Plus à l’Ouest, les rebelles du FLEC (Front de libération de l’enclave de Cabinda) sont signalés dans plusieurs localités du territoire de Tshela, dans le Bas-Congo. Les Forces armées angolaises qui se préparent à les traquer menacent de traverser la frontière pour les neutraliser à partir de leur base arrière, située en terre congolaise.

Au Nord, les militaires des ex-Forces armées centrafricaines et ceux de la garde rapprochée de l’ex-président François Bozizé ont établi leur quartier général dans la province de l’Equateur, sans compter les éléments de l’armée sud-africaine, dont la présence reste toujours inexpliquée tant à Kinshasa qu’à Pretoria.

Pendant ce temps, au Katanga, les Bakata-Katanga convergent et se réorganisent autour du « triangle de la mort » situé entre Pweto, Mitwaba et Manono. On dirait que cette province échappe au contrôle de Kinshasa. Car la sonnette d’alarme tirée dernièrement par Mgr Fulgence Muteba, évêque de Kilwa–Kasenga, n’a apparemment pas ému le gouvernement.

Au-delà de tous ces enjeux sécuritaires, il y en a bien d’autres, plus économiques, où la RDC pourrait jouer un rôle déterminant. Il s’agit, notamment de la gestion de l’eau, qui refait surface au centre de grands enjeux sous-régionaux. La RDC, qui dispose d’un important potentiel hydrographique, ne peut manquer ce grand rendez-vous de dimension continentale. La forêt reste aussi un terrain sur lequel la RDC peut encore faire valoir ses droits. Quand on sait que le pays peine à trouver son compte dans le secteur minier, malgré le boom de ces dernières années.

Voilà des questions sur lesquelles l’Afrique en particulier, et le monde, en général, attendent voir la RDC porter haut sa voix. Malheureusement, à Kinshasa, on reste aphone. Et la classe politique qui devait soulever un débat national autour de ces différentes questions a les yeux braqués ailleurs. La conservation du pouvoir, pour les uns et la conquête du pouvoir pour les autres dictent désormais les mœurs de la classe politique. Tout ce qui n’entre pas dans ce schéma est relégué au second plan.

Autrement dit, tous sont embrigadés dans la politique du ventre, de leur propre ventre. Au point que l’avenir du pays est le cadet de leurs soucis.

Et que dire de l’élite intellectuelle, qui devait servir de lampadaire pour éclairer le chemin ? En existe-t-il réellement une en RDC ?

Comme les animaux malades de la peste de Jean de La Fontaine, quasiment tous les intellectuels se sont alignés au motif que la politique prime sur tout. Les autres sont réputés démissionnaires sur toute la ligne.

SORTIR DES SENTIERS BATTUS

En RDC, l’on navigue à vue. L’on est emporté par le courant des événements, sans se préoccuper du lendemain. Faut-il, dès lors, espérer un déclic ? Tout dépend de l’attitude de la population qui devra, à un moment donné, se prendre en charge pour se définir une identité autant pour elle-même que pour le pays. Tâche à laquelle devrait en principe s’atteler différentes formations politiques.

Démissionnaire et sans idéal sur son rôle exact dans la société, la classe politique congolaise sera rendue responsable de la débâcle du pays. Cela pour n’avoir pas su anticiper et prévenir le danger. Solution : sortir, non seulement de sa torpeur, mais aussi des sentiers battus.

L’hommage du sénat à Justin Marie Bomboko

(KINSHASA)- vingt quatre heures après son décès, le sénat a rendu hommage au pionnier de l’indépendance Justin Marie Bomboko.

Avant la plénière, les sénateurs ont observé une minute de silence à celui qui fut le deuxième vice-président de la chambre haute lors de la transition 1+4 . A cette occasion, le président du sénat, Léon Kengo wa Dondo a salué la mémoire de l’illustre disparu connu pour son engagement à défendre les intérêts du pays depuis la colonisation jusqu’à l’indépendance. De Kasavubu à Mobutu, Justin Marie Bomboko fut le chef de la diplomatie congolaise. D’ailleurs, c’est lui-même qui avait crée le ministère des affaires étrangères. Le ministre de la communication et médias, Lambert Mende Omalanga a parlé de l’écroulement d’un grand baobab qui a pérennisé sa lutte pour l’unité de la province de l’Equateur. A l’arrivée de Joseph Kabila au pouvoir, le pionnier de l’indépendance a été élevé par le chef de l’état lui-même au rang de Haut dignitaire dans l’ordre des héros nationaux Lumumba-Kabila. Décédé à 86 ans, Justin Marie Bomboko, l’un des grands dignitaires de la deuxième république était considéré comme l’archiviste national. Le professeur historien, Isidore Ndaywell le considère comme un acteur historique majeur pour avoir vécu les moments forts de la transformation de ce pays.

Au grand bonheur de la MP, les oppositions s’entremangent : Rude bataille entre Opposition Républicaine et Sauvons la RDC

«L’histoire est un éternellement recommencement», dit-on. Mais l’on constate que beaucoup n’en retiennent pas les leçons. On en veut pour preuve le contexte politique actuel de la RD-Congo caractérisé par des incertitudes et contradictions.

La démocratie rime avec des élections. Seules des institutions émanant de la volonté populaire demeurent le gage d’une bonne marche de la société. La RD-Congo est en train de faire ses premiers pas. A ces jours, le pays a déjà connu deux cycles, en 2006 et 2011. Alors que le Président de la République est à mi-chemin de son second mandat, acteurs politiques et simples citoyens RD-congolais s’inquiètent. Va-t-il rempiler ou non? La question demeure encore pendante. Beaucoup dans la sphère politique RD-congolaise s’imaginent dans cette posture présidentielle sans qu’ils en aient réellement l’étoffe. «Il n’y a pas de régime bon ou mauvais en soi mais tout dépend de la vertu des dirigeants et de la finalité qu’ils assignent à leur fonction», disait Aristote.

Le fauteuil présidentiel fait rêver plus d’un. Aux présidentielles de 2006, il y a eu cinquante candidats, et onze en 2011. Combien seront- ils en 2016, l’année voulue de tous les enjeux, celle qui donnera assurément au pays une nouvelle orientation, une alternative pour sa destinée? La classe politique semble peu préoccupée par cette question. Elle se focalise plus sur des querelles dignes d’une cour de récréation. Un analyste s’interroge : l’alternance, oui, mais pour quel profil? Selon lui, si dans la Majorité présidentielle, l’on semble assez confiant sur l’avenir, ce n’est pas le cas pour l’Opposition. Dans les rangs de cette dernière, il se dégage un constat : l’union n’a jamais été leur fort. Ils semblent plutôt motivés par l’intérêt. «Cependant pus très loin de la RD-Congo, au Kenya, à une époque où ce pays connaissait un problème d’alternance, tous les acteurs politiques ont mis leurs intérêts et divergences de côté. Ils se sont fédérés autour de Mwai Kibaki comme candidat unique et challenger du chef de l’Etat de l’époque», explique-t-il. Ce qui a pu favoriser l’alternance.

Mais à en juger par le tableau que présente l‘Opposition RD-congolaise, le rêve d’une seule et unique coalition est utopique, voire irréalisable. L’opposition s’émiette. Deux tendances s’empoignent pour l’instant, face à l’essoufflement du leader de l’UDPS Etienne Tshisekedi et à la perte de poigne du MLC: d’un côté la plateforme dite Opposition républicaine avec Léon Kengo wa Dondo, speaker du Sénat, comme autorité morale. Et de l’autre la coalition Sauvons la RDC menée par le tandem Kamerhe-Fayulu. Toutes Courent derrière le pouvoir. Et la sphère politique nationale semble bien entretenir des illusions présidentielles, appuie cet analyste. Mais il y a une chose à retenir: alternance ne veut pas seulement dire changer d’homme. Il s’agit aussi de changer d’idéal, de vision. «Il n’y a pas de régime bon ou mauvais en soi mais tous dépend de la vertu des dirigeants et de la finalité qu‘ils assignent à leur fonction», disait Aristote.

Un autre observateur évoque l’exemple français. Après deux décennies de règne de la Droite, la Gauche française a réussi en s’unissant et ralliant toutes les tendances proches d’elle autour de François Hollande pour battre Nicolas Sarkozy. Le parti socialiste a de prime abord gagné du terrain sur la scène politique en s’imposant aux élections municipales et législatives. Grace à des idées solides et un projet de société compatible aux désidératas des Français. Ce qui n’est pas impossible à faire en RD-Congo. Mais il faudrait avant tout une volonté réelle de s’unir. Et ce n’est qu’après qu’il pourrait y avoir un débat de fond et de clarification afin de trouver un compromis qui intégrera les ambitions des uns et des autres dans un projet de société commun servant de contre poids pour une alternance crédible. De son côté, le pouvoir en place devra recenser les plaintes et déceler toutes les failles de son action tout au long de ses deux mandats. L’idéal est de rectifier le tir pour que 2016 soit une alternance inscrite dans le renouveau.
Aimé Césaire MATUNDU