Dégâts collatéraux


L’énervement a atteint le paroxysme au sein de la majorité présidentielle, d’où le lynchage médiatique sans précédent à l’égard de monsieur Kengo, Président du Sénat, deuxième personnalité de l’Etat congolais. Que l’on aime ou pas, Monsieur Léon kengo, en disant non à la révision constitutionnelle, a posé un acte patriotique salutaire pour le Congo. Dans sa plaidoirie « pro populus », il a retrouvé sa marque d’ancien procureur général de la république que seul Marcus Tulius Cicero (Cicéron), de l’empire romain antique, connaissait le secret dans les 4 catilinaires, pro Murena etc… Oui, il a répondu à l’attente du peuple. Toute personne qui apporte sa pierre à la construction de notre édifice commun qu’est le Congo, doit être prise en considération. La deuxième personnalité de la république a lancé une missile balistique à courte portée qui a occasionné des dégâts collatéraux incommensurables notamment la déstabilisation du noyau stratégique du pouvoir kabiliste corollairement le retard de la « sortie annoncée imminente depuis 12 mois » du gouvernement de l’incohérence nationale. Un discours qui restera dans les annales de la république par sa haute importance. Bien accueilli par le peuple congolais ,et bien capté par la communauté internationale représentée au sein de l’hémicycle par le corps diplomatique, on parlera de ce discours assimilé à l’arme de destruction massive jusqu’à l’aube de 2016. J’applaudis le courage car il a rejoint le camp du peule dont Monsieur George Alula représente.