RDC: près de 3 millions des déplacés ont besoin d’aide humanitaire, selon MSF

Environ trois millions de déplacés ont besoin d’aide humanitaire à travers toute la RDC. C’est ce que révèle le rapport annuel de Médecins sans frontière (MSF), intitulé «l’urgence au quotidien: souffrance silencieuse en RDC», publié lundi 3 mars à Kinshasa. Dans ce document, cette organisation demande au gouvernement congolais et aux bailleurs des fonds de prendre en charge de manière adéquate les besoins médicaux humanitaires des personnes qui ont été contraintes de quitter leurs maisons pour fuir la guerre.

Les conflits armés persistants dans l’Est de la République, depuis près de 20 ans, ont causé des crises humanitaires et des épidémies répétées.

Actuellement, une infime partie de personnes frappées par cette crise accèdent aux soins de santé, indique ce rapport.

Selon ce rapport, le Katanga, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la Province Orientale sont des zones à haut risque avec un grand nombre de déplacés hors de portée de l’assistance humanitaire, luttant pour trouver de la nourriture et à boire.

Gratuité effective des soins de santé

MSF estime que plusieurs centaines de décès auraient pu être évitées dans le pays. Et de nombreux pouvaient accéder aux soins. Mais certains facteurs aggravent la situation. Il s’agit notamment, selon lorganisation, du coût des soins de santé et des frais imposés par les structures sanitaires officielles alors qu’« en théorie, le système de santé national garantit la gratuité des soins en situation d’urgence ».

Les gens sont contraints de payer, même s’ils vivent dans une zone de guerre, écrit MSF dans ce rapport.

L’ONG dénonce le fait que l’aide aux personnes déplacées ne soit accessible qu’à une petite partie de la population ayant réussi à rejoindre les camps situés près des centres urbains. Et même dans ces camps, la distribution de la nourriture et des produits essentiels est irrégulière et généralement insuffisante pour répondre aux besoins réels de ces populations, ajoute MSF.

L’organisation accuse les organisations humanitaires d’opérer dans un système rigide, ne permettant pas une réponse rapide et adéquate aux besoins les plus importants.

Updated: 7 May 2014 — 0 h 37 min