Month: May 2014

Kerry urges DR Congo’s Kabila to respect term limits

05/04/2014 17:21 GMT

By Nicolas REVISE, Marc JOURDIER

KINSHASA, May 4, 2014 (AFP) – US Secretary of State John Kerry on Sunday urged DR Congo’s 42-year-old President Joseph Kabila to respect constitutional term limits and not seek re-election in 2016.

“I believe that it is clear to him (Kabila) that the United States of America feels very strongly, as do other people, that the constitutional process needs to respected,” Kerry said after talks with Kabila in Kinshasa.

“He’s a young man with an enormous amount of time to be able to continue to contribute to his country.”

US special envoy to the Great Lakes region Russ Feingold went further, saying “we don’t want” Kabila to change the constitution or seek a third term.

“What Africa needs is not strongmen but strong institutions,” said Feingold, who is accompanying Kerry on his trip focusing on some of Africa’s most brutal conflicts.

Kabila became Africa’s youngest leader at 29 when he was propelled into office after the death of his father in 2001 at the height of a civil war that became known as “Africa’s Great War”.

Kabila’s father Laurent-Desire Kabila had led a rebel movement in the vast former Belgian colony that overthrew the dictator Mobutu Sese Seko in 1997.

The young Kabila won elections in 2006 and 2011 amid cries of foul play, and many in the opposition fear that Kabila’s inner circle is hoping he will seek a third term. (READ MORE…)

RDC: près de 3 millions des déplacés ont besoin d’aide humanitaire, selon MSF

Environ trois millions de déplacés ont besoin d’aide humanitaire à travers toute la RDC. C’est ce que révèle le rapport annuel de Médecins sans frontière (MSF), intitulé «l’urgence au quotidien: souffrance silencieuse en RDC», publié lundi 3 mars à Kinshasa. Dans ce document, cette organisation demande au gouvernement congolais et aux bailleurs des fonds de prendre en charge de manière adéquate les besoins médicaux humanitaires des personnes qui ont été contraintes de quitter leurs maisons pour fuir la guerre.

Les conflits armés persistants dans l’Est de la République, depuis près de 20 ans, ont causé des crises humanitaires et des épidémies répétées.

Actuellement, une infime partie de personnes frappées par cette crise accèdent aux soins de santé, indique ce rapport.

Selon ce rapport, le Katanga, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la Province Orientale sont des zones à haut risque avec un grand nombre de déplacés hors de portée de l’assistance humanitaire, luttant pour trouver de la nourriture et à boire.

Gratuité effective des soins de santé

MSF estime que plusieurs centaines de décès auraient pu être évitées dans le pays. Et de nombreux pouvaient accéder aux soins. Mais certains facteurs aggravent la situation. Il s’agit notamment, selon lorganisation, du coût des soins de santé et des frais imposés par les structures sanitaires officielles alors qu’« en théorie, le système de santé national garantit la gratuité des soins en situation d’urgence ».

Les gens sont contraints de payer, même s’ils vivent dans une zone de guerre, écrit MSF dans ce rapport.

L’ONG dénonce le fait que l’aide aux personnes déplacées ne soit accessible qu’à une petite partie de la population ayant réussi à rejoindre les camps situés près des centres urbains. Et même dans ces camps, la distribution de la nourriture et des produits essentiels est irrégulière et généralement insuffisante pour répondre aux besoins réels de ces populations, ajoute MSF.

L’organisation accuse les organisations humanitaires d’opérer dans un système rigide, ne permettant pas une réponse rapide et adéquate aux besoins les plus importants.

La Classe politique aveuglée

Face aux multiples enjeux de la RDC

La longue attente d’un gouvernement de cohésion nationale a créé un coup d’arrêt dans le débat autour de vrais enjeux de la République démocratique du Congo. A cela s’ajoute, le débat presqu’à l’emporte-pièce sur la feuille de route électorale. Ainsi, là où l’on devait s’attendre à un débat de fond, la classe politique se perd en conjectures, étale ses insuffisances à baliser la voie pour un bel avenir du pays. Comme frappée d’aveuglement.

La République démocratique du Congo est à la croisée des chemins. Placée au cœur de l’Afrique, elle est au centre de multiples enjeux à la fois nationaux, régionaux et internationaux. Avec la déroute en novembre des ex-rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), l’on pensait que la RDC était sortie des sentiers battus, bien disposée à aborder avec sérénité son avenir. Que nenni !

Convoquées en 2013, de grands espoirs ont été placés sur les concertations nationales, censées baliser la voie pour un nouvel élan. Malheureusement, ce grand forum national s’est révélé comme une coquille, plombée dans la difficulté, six mois après sa clôture, de mettre en place un gouvernement de cohésion nationale. Depuis, c’est l’incertitude la plus totale, et ce, malgré l’optimisme que continue à afficher Léon Kengo wa Dondo, l’un des membres du présidium du Comité de suivi des recommandations issues de ces assises.

Le gouvernement de cohésion nationale se faisant attendre, toute la classe politique se trouve désemparée, tourne en rond et cherche désespérément un éventuel ancrage. Il ne serait pas exagéré de dire qu’en ce moment précis, les politiciens congolais, toutes tendances confondues, frôlent l’atonie. Tous les regards sont tournés vers la feuille de route électorale de la Commission électorale nationale indépendante, avec en corollaire une possible révision constitutionnelle pour se rapprocher du schéma électoral de la CENI.

Ces deux questions préoccupent l’ensemble de la classe politique congolaise, aussi bien dans la Majorité que dans l’Opposition, même si dans certains milieux l’on continue à considérer ces deux sujets comme périphériques.

LES ENJEUX DE SURVIE D’UN PAYS

Au moment où les politiciens s’inquiètent pour leur survie politique, la plupart des Congolais broient du noir. Dans leur kaléidoscope se profile un avenir sombre pour leur pays. Cela au regard des enjeux à la fois régionaux et internationaux qui étreignent la RDC.

Leur première préoccupation concerne le climat d’insécurité permanente dans l’Est où, malgré tous les efforts pour leur neutralisation, les FDLR, les ADF-Nalu et divers autres groupes armés ont conservé leur capacité de nuisance. Plus à l’Ouest, les rebelles du FLEC (Front de libération de l’enclave de Cabinda) sont signalés dans plusieurs localités du territoire de Tshela, dans le Bas-Congo. Les Forces armées angolaises qui se préparent à les traquer menacent de traverser la frontière pour les neutraliser à partir de leur base arrière, située en terre congolaise.

Au Nord, les militaires des ex-Forces armées centrafricaines et ceux de la garde rapprochée de l’ex-président François Bozizé ont établi leur quartier général dans la province de l’Equateur, sans compter les éléments de l’armée sud-africaine, dont la présence reste toujours inexpliquée tant à Kinshasa qu’à Pretoria.

Pendant ce temps, au Katanga, les Bakata-Katanga convergent et se réorganisent autour du « triangle de la mort » situé entre Pweto, Mitwaba et Manono. On dirait que cette province échappe au contrôle de Kinshasa. Car la sonnette d’alarme tirée dernièrement par Mgr Fulgence Muteba, évêque de Kilwa–Kasenga, n’a apparemment pas ému le gouvernement.

Au-delà de tous ces enjeux sécuritaires, il y en a bien d’autres, plus économiques, où la RDC pourrait jouer un rôle déterminant. Il s’agit, notamment de la gestion de l’eau, qui refait surface au centre de grands enjeux sous-régionaux. La RDC, qui dispose d’un important potentiel hydrographique, ne peut manquer ce grand rendez-vous de dimension continentale. La forêt reste aussi un terrain sur lequel la RDC peut encore faire valoir ses droits. Quand on sait que le pays peine à trouver son compte dans le secteur minier, malgré le boom de ces dernières années.

Voilà des questions sur lesquelles l’Afrique en particulier, et le monde, en général, attendent voir la RDC porter haut sa voix. Malheureusement, à Kinshasa, on reste aphone. Et la classe politique qui devait soulever un débat national autour de ces différentes questions a les yeux braqués ailleurs. La conservation du pouvoir, pour les uns et la conquête du pouvoir pour les autres dictent désormais les mœurs de la classe politique. Tout ce qui n’entre pas dans ce schéma est relégué au second plan.

Autrement dit, tous sont embrigadés dans la politique du ventre, de leur propre ventre. Au point que l’avenir du pays est le cadet de leurs soucis.

Et que dire de l’élite intellectuelle, qui devait servir de lampadaire pour éclairer le chemin ? En existe-t-il réellement une en RDC ?

Comme les animaux malades de la peste de Jean de La Fontaine, quasiment tous les intellectuels se sont alignés au motif que la politique prime sur tout. Les autres sont réputés démissionnaires sur toute la ligne.

SORTIR DES SENTIERS BATTUS

En RDC, l’on navigue à vue. L’on est emporté par le courant des événements, sans se préoccuper du lendemain. Faut-il, dès lors, espérer un déclic ? Tout dépend de l’attitude de la population qui devra, à un moment donné, se prendre en charge pour se définir une identité autant pour elle-même que pour le pays. Tâche à laquelle devrait en principe s’atteler différentes formations politiques.

Démissionnaire et sans idéal sur son rôle exact dans la société, la classe politique congolaise sera rendue responsable de la débâcle du pays. Cela pour n’avoir pas su anticiper et prévenir le danger. Solution : sortir, non seulement de sa torpeur, mais aussi des sentiers battus.